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La Commission européenne condamne Microsoft à payer 492,2 millions d'euros
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La décision est tombée mercredi de la bouche de Mario Monti, confirmant les rumeurs : le montant de l'amende infligée au géant du logiciel pour abus de position dominante est historique. Mais les sanctions ne s'arrêtent pas là. Le commissaire européen à la concurrence Mario Monti a confirmé, mercredi, le montant de l'amende infligée à Microsoft par la Commission européenne pour abus de position dominante et entrave aux lois de la concurrence : 497,2 millions d'euros (soit 613 millions de dollars). Cette condamnation est la première du genre en Europe, mais elle rentre dans une série plus longue au plan mondial initiée dès les débuts de l'entreprise (lire notre rétrospective). Mais comme nous l'a confirmé Pascal Brier, de Microsoft France, l'éditeur a de très fortes chances de faire appel (lire son interview). "La décision rendue ce jour rétablit les conditions d'une concurrence loyale sur les marchés concernés et pose des principes clairs quant au comportement que devra avoir, dorénavant, une entreprise jouissant d'un tel pouvoir sur le marché» a déclaré Mario Monti, lors de son allocution, mercredi midi. Le montant de 497,2 millions d'euros - sans précédent - est accompagné de mesures supplémentaires visant à "protéger les consommateurs et l'innovation", selon les termes du commissaire. La première de ces mesures, que Microsoft devra exécuter en 90 jours, consiste à distribuer sur le marché une version de Windows allégée du lecteur audio et vidéo Windows Media Player. La vente de ce composant est considérée comme "liée" au système d'exploitation qui jouit, selon Mario Monti, d'un monopole virtuel puisqu'il équipe quelque 95% des PC dans le monde. Protéger le consommateur et l'innovation La deuxième mesure consiste quant à elle à mieux documenter certaines interfaces de Windows pour notamment permettre aux logiciels serveurs concurrents de s'interfacer avec le système d'exploitation du géant de Redmond, qui dispose de 120 jours pour remplir cette condition. "Microsoft se refuse à fournir des informations essentielles d'interopérabilité (...) ce qui a pour conséquence d'étouffer la concurrence", à ajouté Mario Monti. |
Article du fr 24/03/2004, journal du net |
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